Sodomie mon amour

britney-fierce

Le sexe anal, c’est un peu comme les sextoys ou les plans à trois. On teste « pour faire plaisir », « pour pas mourir con », « par curiosité », et je connais peu de monde (hommes ou femmes) de mon entourage qui n’ont pas essayé au moins une fois. On teste pour voir, un peu maladroitement, pas toujours convaincu, souvent douloureusement. Et parfois, on y prend goût.

C’est mon cas.

Je me souviens plus dans quel contexte on m’a pris le cul pour la première fois. Je sais que j’étais jeune, j’étais en couple avec mon premier copain « sérieux » (qui avait aussi été ma première fois), et c’était une période où j’étais curieuse de tout tester. Alors on l’a fait, comme on découvre la fellation, comme on teste les différentes positions du kamasutra, comme on s’amuse quand on a dix-sept ans.

Le temps a passé, j’ai retenté l’expérience à plusieurs reprises, avec plus ou moins de sensations, et quelques rares fois où j’y ai vraiment pris du plaisir (sans vraiment expliquer pourquoi là plus qu’une autre fois); mais toujours avec un intérêt et une curiosité grandissants pour le sujet. Mon cul m’a valu de très nombreux compliments, et j’ai souvent apprécié qu’on glisse stratégiquement (et précautionneusement) un doigt dans mon cul pendant le sexe – j’ai fini, je crois, par développer une obsession inconsciente, qui se retrouvait très clairement dans certains textes érotiques que je pouvais écrire, et sur lesquels on m’a demandé « tu aimes tant que ça la sodomie pour en parler autant ? » (je trouvais juste ça fascinant).

Et puis il y a eu cette révélation.

Je peux l’appeler comme ça, même si on m’a simplement fait découvrir les voies du plaisir anal – le profond,  celui qui prend au ventre et vient toucher une part très intime, celui qui laisse tremblante et pantelante de par l’intensité des sensations. C’était un garçon de passage, une première ou une deuxième nuit, il a su m’amener quelque part où je n’avais encore jamais été, et j’ai compris.

Depuis, je sais que j’aime ça. Je sais ce que ça peut faire, où ça peut m’emmener. Pourtant je ne pratique pas l’anal comme n’importe quelle position – si j’aime énormément ça, ce plaisir reste un bonbon qui se savoure dans un contexte particulier (ne me demandez pas lequel, c’est surtout une question de personne/feeling). Mais j’ai plus de facilité à ce qu’on s’approche de mon cul, et je n’ai de cesse d’en découvrir à chaque fois un peu plus sur cette zone nouvelle. A presque trente ans voilà que ma vie sexuelle retrouve le goût de de l’inexploré.

Et je sais enfin pourquoi cette vidéo de Manu Ferrara qui encule longuement Tori Black m’avait tant retournée.

(attention c’est complètement NSFW, et la qualité est pourrie, mais si vous voulez la version quali c’est sur le DVD « Tori Black is pretty filthy ») (merci Le Tag Parfait pour m’avoir fait découvrir cette actrice fabuleuse) (Tori je t’aime)

Et je vais revenir sur le sujet, souvent, parce qu’il ya beaucoup à en dire <3
Photo David Sharlek – Britney Fierce

15 Commentaires

  1. Comme une image

    Comme je le disais, je ne m’attendais pas à cette approche « comment j’ai découvert et (finalement) apprécié la sodomie » mais plutôt un article sur « la sodomie dans les rapports hommes-femmes ». Bon, je suis impatient, paraît-il, et ça va peut-être venir.

    De mon expérience, j’ai l’impression que certaines femmes sont « faites pour ça » et d’autres non. Je pense qu’il faut beaucoup de sensibilité du partenaire (ça ne veut pas dire qu’il faut beaucoup se connaître, comme tu l’indiques à travers des exemples contrastés) mais aussi une disposition pour le « lâcher prise » que tout le monde n’a pas. Et je pense aussi que cela peut procurer des orgasmes explosifs (c’est très bien dit par l’actrice au début du film que tu proposes). Je pense tout ça au travers des témoignages de certaines de ces amantes, de ce que j’ai ressenti avec elles si l’on a pratiqué la sodomie (ou pas), et de ce que j’ai ressenti moi-même de mes explorations anales (avec ou sans partenaire).

    J’expérimente un truc nouveau dans ma vie sexuelle, une « initiation » avec une amante dont je suis persuadé (mais pas encore totalement sûr) qu’elle a ce « potentiel ».
    Je vous tiens au courant.

    Sinon, j’ai le droit d’aimer la petite Tori avec toi ? (Petits seins, brune, mamma mia !) (Et ce Manuel, quel tombeur !) (Joli film, j’ai pas tout regardé, pas le temps ce soir, mais à part quelques dialogues rituels pénibles, c’était plutôt plus émouvants que le porno de base – j’ai besoin de croire au plaisir pour apprécier le porno et là je l’ai vu, le plaisir pris et le plaisir pris à en donner, chez les deux acteurs. Et puis j’aime beaucoup le début de la sodomie, quand il y va – relativement ! – doucement. Je déteste les films ou ça passe, sans transition ni préparation, d’une chatte à un cul – toujours pareil : besoin de réalisme pour triper.)
    (Me suis arrêté à la 17′ – je reviendrai !)

    (Et à venir, un article sur la gorge profonde ?)

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  2. Comme une image

    À la faveur d’une nuit à l’hôtel passée tristement seul, je suis passé regarder la fin de la vidéo et il m’est venu des réflexions assez profondes sur le sexe ; voire des réflexions fondamentales !

    (Bon, je ne sais pas où sont passés les autres lecteurs, si c’est pas malheureux…)

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  5. Marietro

    Eh bien. Cette vidéo…me laisse sans voix.
    Le regard et le « my god » de la fille à la fin me parle si bien. Pour une fois que je ne me sens pas extérieure à une vidéo.

    Je vais me coucher avec une vilaine envie ce soir.

    Perso, ce que je trouve étonnant avec la sodomie est le regard que certains hommes ont parfois sur cet acte dans le jeu sexuel. Comme si je faisais une offrande, ou leur accordait un privilège.C’est juste trop bon, voilà tout.

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    1. Comme une image

      C’est pourtant fort simple, Marietro : les femmes qui jouissent analement sont très minoritaires. Les femmes qui apprécient les rapports anaux sont moins minoritaires mais minoritaires quand même. Les autres « tolèrent » (pour faire plaisir à leur partenaire) ou disent non.

      Si toutes les femmes jouissaient du cul, la sodomie serait une pratique aussi appréciée que la fellation (qui est quand même la pratique la plus subtile qu’une queue puisse connaître – mais le sexe n’est pas fait que de sensations, il est aussi fait d’affects).

      Reste aussi que sodomie = le trou pour faire caca, et que ça rend la pratique plus tabou.

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      1. Marietro

        Je comprends le tabou
        Ok, toutes les femmes n’aiment pas/ ne jouissent pas, etc.

        Mais l’offrande ? Que dit ce terme des relations hommes/femmes ?

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        1. Sophie (Auteur de l'article)

          C’est un bon sujet à analyser ! En attendant tu peux lire mon dernier article où je parle du « lâcher-prise » associé à cette pratique (pour moi en tous cas)

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  6. Vagant

    Excusez-moi de souffler un petit coup de frais sur les commentaires dithyrambiques, mais le passage direct du cul à la bouche, c’est moyennement réaliste au vu de ma petite expérience. Je comprends que la sodomie soit un plaisir partagé, mais de là à sucer directement une queue à la propreté plus que douteuse…

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    1. Sophie (Auteur de l'article)

      Je ne vois pas où on a parlé de sucer une queue directement sortie du cul… ? (à part dans les films porno, ou, bon c’est clairement coupé au montage…)

      On est d’accord, il y a un minimum de règles d’hygiène à respecter dans le sexe en général, et dans le sexe anal en particulier !

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      1. Vagant

        Vous n’en avez certes pas parlé, mais on ne voit que ça dans cette vidéo dont vous faites la promotion ! A la 24ème minute de ce film par exemple, et je ne vois aucune coupure de montage entre la sodomie et la fellation.

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        1. Gallïane

          Peut être parce qu’il faut se rappeler que les actrices porn font des lavages – très profonds – avant les scènes et que leur cul est souvent plus propre que ma table de salle à manger.

          Ceci étant dit, je ne suce pas personnellement de bites qui sortent de mon cul (ou du cul d’une autre d’ailleurs). 🙂

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  9. BuzzPorn!

    C’est un parcours assez classique en fin de compte. Il n’est pas rare de voir des femmes approchant la quarantaine mieux apprécier cette pratique. C’est surement du au fait qu’elles connaissent mieux leur corps. A force de pratiquer on apprend à prendre son plaisir mais il est aussi évident qu’il faut une certaine ouverture d’esprit, toutes les femmes (ou les hommes) ne sont pas forcément prêtes à franchir le cap mais d’expérience je sais que cela peut être très intense parfois. La complicité entre les deux partenaires y fait beaucoup aussi je crois.

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