Sodomie, éloge du lâcher-prise

anna-oognip

La sodomie – et le plaisir qu’on y tire – est dans le lâcher-prise. C’est en cela, je crois, que ça se rapproche beaucoup de la situation de soumise – et ça explique peut être pourquoi j’aime tant ça.

Comme je vous l’expliquais dans un précédent article, je me suis découverte dans cette pratique il y a peu de temps (un an, sur toute une vie sexuelle…). Ce qui s’est passé, c’est qu’une personne bien intentionnée et surtout passionnée de sodomie (et de mon cul) s’est essayé à me faire découvrir le plaisir anal. Et que ça a plutôt bien fonctionné. C’est aujourd’hui quelque chose que j’apprécie occasionnellement, un peu comme un plaisir pas vraiment coupable dont il ne faut pas abuser si on ne veut pas en perdre la saveur.

Des doigts, j’en ai déjà pris. Un, deux, rarement plus et bien souvent dans le feu de l’action. J’aimais ça – si c’est bien amené, un doigt dans le cul au cours d’une pénétration vaginale ou d’un cunni, c’est un peu la cerise sur le gâteau, le détail qui fait la différence, le petit truc en plus qui me fait monter au plafond. Mais passer d’un doigt à une queue – qui plus est, une belle queue puisque c’est ce que mon adepte de l’anal avait entre les jambes – c’est autre chose.

Je n’ai que peu de souvenirs de mes précédentes expériences de la sodomie – quelques fois agréables, d’autres un peu plus excitantes, mais je ne me souviens pas d’avoir atteint cette sensation qui m’habite désormais à chaque fois que je me fais prendre par le cul. Cette sensation de lâcher-prise total, de m’oublier dans quelque chose qui mélange douleur et plaisir, un plaisir par ailleurs très particulier – qu’on pourrait dire coupable.

Pour apprécier la sodomie, il ne s’agit pas seulement d’être souple du rectum ou d’avoir une prostate (à ce sujet, si la prostate était le point G de l’homme, pourquoi les femmes qui n’en ont pas prendraient elles autant leur pied en pénétration anale … ?). Le secret de la sodomie, c’est le mental. C’est accepter que quelque chose entre dans notre anus, organe pourtant conçu pour faire sortir des choses ; accepter qu’on s’introduise au plus profond de notre anatomie, dans une part d’intime et de tabou (le caca, c’est sale) ; accepter la sensation si étrange du plaisir qui vient de là. Tout ceci, c’est une question de confiance en l’autre, et d’oublier le reste.

C’est là je crois que se situe tout l’intérêt de la chose et le plaisir qui en découle. Abandonner ses pensées parasites (c’est dégueulasse), accepter la sensation très particulière de la pénétration anale (plus c’est large, plus c’est intense). Il faut se détendre complètement sur le plan psychologique pour que le corps suive et accepte ce qu’on lui fait subir. À ce stade, je crois que la taille de l’engin n’a plus vraiment d’importance sur le plan physique – même si c’est peut être plus facile de rentrer un sexe pas trop large, si on réussi à passer ce cap, l’excitation et le plaisir sont décuplées lorsqu’on réalise que merde, sa grosse queue est enfoncée jusqu’à la garde DANS MON CUL.

J’imagine que du côté de celui qui donne (pénètre) il doit aussi y avoir beaucoup de psychologique qui joue – je pourrais sûrement élaborer sur le sujet de la sacralisation de cette pratique et des tabous qu’elle transporte, mais je m’arrêterai là et vous laisse à vos commentaires sur le sujet ! Mesdames, messieurs, à vous 🙂

Photo Oognip

8 Commentaires

  1. Vagant

    Il y a un plaisir physique particulier à la sodomie, au niveau du passage des sphincters. C’est d’abord très serré, mais sous la pression du gland, sentir les sphincters de son amante s’ouvrir pour exercer à leur tour une pression sur la verge, procure une sensation de pénétration unique, plus intense que la pénétration vaginale. Ensuite, lorsque son cul est bien ouvert et que les va et vient sont plus aisés, le plaisir physique devient moins intense que celui procuré par une pénétration vaginale « dans une petite chatte nerveuse », comme dirait Houellebecq. C’est là que le plaisir cérébral prend toute son ampleur, au moment où elle me demande d’y aller fort parce que la douleur de la dilatation est passée et que le plaisir est à l’outrance. Ce plaisir cérébral n’est pas seulement transgressif. Mon amante ne peut pas envisager la sodomie avec un autre homme que moi, non pas parce que j’aurais des dispositions particulières à cet exercice, mais parce qu’elle estime que donner son cul est l’acte sexuel le plus intime qui soit. Peut-être parce que je ne suis jamais parvenu à lui donner d’orgasme anal, aussi m’offrir son cul c’est m’offrir une jouissance sans retour, et c’est donc bien un acte d’amour.

    Répondre
    1. Sophie (Auteur de l'article)

      Merci pour ce partage d’expérience! Mes amants m’ont souvent dit qu’ils aimaient l’idée de prendre mon cul pour des raisons plus mentales (même si le plaisir est au RDV).

      Je suis assez d’accord pour le côté intime – c’est pas quelque chose qu’on fait avec tout le monde. J’ai eu plusieurs amants qui m’ont sodomisé mais tous avaient une place particulière pour moi.

      Répondre
  2. MarieT

    Chez moi c’est pas du tout mental mais très animal. Plutôt je n’ai aucun sentiment de transgression, de « saleté ».
    Évidement ce n’est pas si simple : la jouissance que cela me provoque, j’ai envie de la partager qu’avec une personne que j’apprécie. Là c’est bien le mental qui joue

    L’image de la cerise sur le gâteau pour le doigt : c’est exactement cela! Le plus qui mène plus loin encore

    Répondre
    1. Sophie (Auteur de l'article)

      Quand tu dis pas mental mais plutôt animal, est-ce que justement c’est pas lié ?
      Je n’ai pas de sentiment de transgression mais je trouve qu’il faut justement passer outre ça (ce que tu sembles très bien réussir à faire ^^) pour prendre du plaisir 🙂

      Merci pour ton comm!

      Répondre
  3. kiwi97

    pour moi la sodomie eSt aussi bien mentale que animal, psychologiquement si je n’arrive pas à avoir l’anus de ma partenaire j’ai la frustration de ne pas avoir eu toute sa confiance Et du point de vue animal c’est une sensation de pouvoir et là mon plaisir se trouve intensE mais qui dit animal dit égoïste dans le sens ou plus je vois la sensation grandir en ma partenaire et Mon coups de réins se fait bestial.j’aime pratiquer la sodomie et j’en suis très malheureux car il y a très peu amatrice

    Répondre
  4. Spangle Durac

    Si tu n’arrives pas à « avoir » l’anus de ta partenaire ??? Si, comme ta formulation le suggère, tu fais plus que le lui proposer sans insister, si tu « tannes » ou que tu fais du chantage affectif, c’est immonde.

    Répondre
  5. rosa

    la sodomie se partage… sodomiser son mec peut être ultra excitant, surtout au moment où il vous le demande, se met en position et se soumet…

    Répondre
  6. Mila

    Comme toi j’ai découvert la sodomie avec mon amant après 20 de sexualité avec le même homme. ça faisait très longtemps que j’étais très excitée par des scènes de pénétration anale en matant du porno . Mais je n’osais pas franchir le pas. Mon amant m’a fait faire cette intense découverte, non sans douleur au départ, mais avec beaucoup de douceur et de tendresse, et … beaucoup de plaisir. Le partenaire doit être expérimenté: J’ai connu un jeune homme fougueux et je me suis bien demandée si je réussirais à m’assoir le lendemain;)
    J’adore la sodomie… Et l’image de la cerise sur le gâteau est géniale 🙂

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *