La Théorie du bus

Certains nous suivent et nous soutiennent depuis le début. C’est le cas de Sylvain qui nous a récemment parlé de la « théorie du bus », et qui s’est proposé de d’en faire un article pour THC.

Une amie d’amie d’amie un jour s’est exclamée « si on devait faire venir à mon mariage tous les mecs avec qui j’ai couché, faudrait affréter deux bus ! »
Et c’est ainsi qu’est née la Théorie du Bus.

bus

Ainsi, nous sommes tous propriétaires d’un bus (ou d’une Smart, ou d’un TGV selon le nombre de nos conquêtes), dans lequel se déplacent toutes celles et/ou tous ceux qui ont partagé notre intimité (physique du moins).

L’expression « monter dans le bus » devient donc synonyme d’ « avoir un rapport sexuel » (chacun-e est libre d’ailleurs de définir ce qu’il-elle considère comme un rapport sexuel), et « rester à l’arrêt du bus » désigne la grande frustration quand on était à deux doigts d’y monter, mais qu’un « finalement je préfère qu’on s’arrête là » nous a barré la route.

Bref une fois monté dans le bus, n’allons pas imaginer que le classement est anarchique. Bien au contraire, une hiérarchie implacable régit la place de chacun. Quelques exemples :

  • Le chauffeur/conducteur du bus : c’est celui qui a montré la plus grande habileté (parfois, surtout quand on est encore jeune, le conducteur du bus est celui qui a été le moins maladroit, on dit alors que le conducteur du bus n’a pas son permis)
  • Le copilote : c’est notre éternel second, notre Raymond Poulidor. Il s’en est fallu de peu pour qu’il prenne le volant mais il doit se contenter de tenir la carte
  • Les mécaniciens : on ne les a fait monter dans le bus que pour assurer l’entretien
  • Ceux qui sont au fond du bus : les cancres, dont on se dit qu’il aurait mieux valu les laisser à l’arrêt
  • Ceux qui sont en soute : certes ils sont montés dans le bus, mais on est prêt à TOUT pour que personne ne soit au courant qu’ils y sont
  • Ceux qui courent derrière le bus : ils voudraient monter, mais pas nous
  • Ceux qui sont sous le siège (un peu moins honteux que dans la soute, mais pas franchement une fiertés)
  • Ceux qui sont dans la remorque (tellement mauvais qu’on a eu l’impression de devoir les tracter)

Petit conseil, je vous recommande de ne JAMAIS, sous AUCUN prétexte, avouer que votre actuel-le n’est pas chauffeur du bus. Il y a des risques qu’il vaut mieux éviter.

  • Quant au guide qui parle dans le micro, j’ai eu beau chercher la métaphore je ne l’ai pas encore trouvée. Avis aux amateurs.

Maintenant que tu connais les règles, tu peux faire la liste de tes partenaires… Dessine-moi ton bus, je te dirai qui tu es.

Vous pouvez retrouver Sylvain sur son compte Twitter et ses dessins sur ceci n’est pas un echec.

5 Commentaires

  1. Comme une image

    Ce qui me dérange un peu avec la « théorie du bus » (en dehors du mot « théorie » qui me paraît un peu inadapté), c’est qu’au delà du nombre de personnes transportées (qui, ma foi, est une donnée factuelle qu’on peut bien mesurer), quand on essaye de distinguer les catégories de passagers, on se trouve un peu coincé dans la métaphore qui n’est plus très expressives (hormis ceux qui ont loupé le bus ou qui courent après).

    Comment distinguer les coups d’un soir, les amant(e)s au long court, les personnes avec qui on a partagé sa vie au quotidien (i.e. en habitant ensemble) 3 mois, un an, dix ans, une vie, ceux qui nous ont fait pleurer, ceux qui nous ont fait découvrir des trucs, ceux qui nous ont ravagé en nous quittant, ceux que l’on a ravagé en les quittant, etc etc etc.
    Bref, je ne me sens pas à l’aise avec cette métaphore pour cartographier ma vie sexuelle.

    PS : Difficile de trouver une information précise, mais la capacité d’un bus double-decker semble osciller, selon les modèles, entre 70 et 120 personnes.

    Deux bus = beau score !!

    PS2 : Ce n’est pas simple de compter le nombre de partenaires. À partir de quand ça compte ? Est-ce que je compte cette fille avec qui j’ai eu un « flirt poussé » resté sans suite en bas de son immeuble ? Est-ce que je compte cet homme que je n’ai qu’effleuré quand j’ai fait un trio avec lui et sa femme ? Est-ce que je compte cette femme que j’ai branlée du bout des doigts dans ce club échangiste alors que je baisais ma partenaire (je la compte, celle-ci !) ? Est-ce que je compte cette fille avec qui nous nous sommes chacun branlés deux ou trois fois, par webcam interposée ?

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    1. sylvainj

      Je me permets de répondre, étant l’auteur de l’article.

      Sur le mot théorie, je dirais que la théorie du bus est une théorie selon laquelle il est possible de modéliser sa vie sexuelle en repartissant ses partenaires selon une positionnement similaire à celui d’un autobus. Du coup le mot me semble adapté.

      En effet tu soulignes une faiblesse de cette modélisation quand tu dis qu’il est impossible de distinguer la récurrence. Deux écoles s’opposent : ceux qui considèrent que seule la meilleure performance et ceux qui prennent en compte une moyenne des performances réalisées.

      Pour savoir si les gens sont ou ne sont pas dans le bus, c’est quelque chose de très personnel. Je n’ai aucune règle personnelle sur ça. Pour le même « acte » avec deux personnes différentes, il m’arrive de considérer qu’un d’eux est dans le bus et l’autre pas. Donc je te laisse choisir.
      Pour ceux qui sont montés dans le bus à plusieurs, je te conseille de les mettre sur la même rangée, car après tout c’est dur de juger d’une performance individuelle quand l’émotion est très collective.

      En résumé la modélisation est évidemment très imparfaite et laisse des lacunes, mais finalement c’est pas tellement le résultat qui est drôle, c’est toute la démarche de reparler de ses expériences et de leur chercher une place. D’ailleurs le plus drôle justement c’est quand on rame à chercher un terme qui pourrait bien fonctionner.
      Bref comme disait le poète, y a que les routes qui sont belles, peu importe où elles nous mènent 😉

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  2. Red

    Après tu peux développer, les plans cul récurrents sont ceux qui ont un abonnement, on peut parler ticket unique, abonnement à vie, aller-retour, etc. 😛 Y a de quoi faire 😀

    Le guide ça pourrait soit être quelqu’un avec qui tu as beaucoup parler de cul, qui t’as un peu « éduqué », t’as appris plein de choses, tu n’as jamais couché avec, mais il mérite sa place dans ton bus? Ou bien c’est pas le meilleur amant dans les faits (ça reste le chauffeur :D), mais c’était le plus « instruit » en relation sessouelles 😛 (mais en savoir le plus veut pas dire que c’était le meilleur car chacun sait qu’il y a technique et… alchimie?)

    J’espère que ça te donne de nouvelles idées 😉

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  3. traffic organic

    Enfin un article qui va droit au but !

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  4. Spangle Durac

    Qu’est-ce qu’on fait des violeurs, dans le bus ?

    C’est un problème pour moi de faire la liste des gens qui ont eu du sexe avec moi, parce qu’il y en a un certain nombre avec qui, moi, je n’ai pas eu de sexe mais une expérience pénible (et qui le reste).

    J’ai pas du tout envie de les imaginer s’incruster dans mon bus, ni en passagers clandestins ni en pirates à l’abordage. Je les vois plutôt comme des taches sombres sur le plancher du bus. Du sang, de la boue ? On sait pas trop.

    Voilà. Sorry pour le cassage d’ambiance, j’avais besoin de parler de ça.

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