Berlin, deuxième jour – Shave me, Mirror me

En plus d’avoir aperçu les coulisses du festival en tant que bénévole, j’ai pu voir une partie de la sélection des Queer Porn Shorts. Malheureusement, j’ai du partir avant la projection de Blown par/avec Buck Angel pour ne pas louper la projection de Fuck Them All.

pinkshiver

Étant très facilement perturbable, j’ai une passion pour les courts. Le rythme et la diversité des productions m’aide à rester concentrée. Sur 300 shorts venants de plusieurs pays, le festival en a retenu 70 pour 14 catégories dont les intrigantes Mind Fuck Shorts et Liquid Porn Shorts – crée à la demande du public – présentant une catégorisation décorrélé des genres et pratiques sexuelles.
Je vais donc vous parler principalement de Lasse Långström, suédois.e ayant présenté deux films : Shave Me, Mirror Me et Robert Franck.

Shave Me, Mirror Me est de ces petits ovnis passant d’un registre à l’autre avec fluidité : drôle, hot, émouvant… L’une des forces de ce court est qu’il est quasi impossible de savoir ce qui scripté de ce qui est improvisé, tant on se laisse porté par cet enchainement de scénettes ayant pour principal fil conducteur Lasse Långström lui-même. Les thèmes de ce film sont multiples, mais se concentrent autour d’une unique chose : soi, comment on se définit et comment on se modèle avec Mise en scène de soi, self care, fluidité (de genre et d’enchainement) et naissance. Lasse Långström réussit habillement à mélanger les genres. Tantôt porno avec cette merveilleuse scène de masturbation pailletée accompagnée de licorne avec en bande son un « sperm memory ». Tantôt documentaire – complétement contre-porno – avec un accouchement qui a fait tenir en haleine une salle pleine à craquer pendant plusieurs minutes, jusqu’à la délivrance, le soulagement. Assurément mon coup de cœur.

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